Les luttes des « Domiens » et « Tomiens », sont devenues subitement les causes de tous, alors que ces départements et territoires français, ou mieux collectivités françaises, le sont depuis plus de 60 ans. Dans ce contexte, ils auraient fallu qu’ils fassent partie d’’une réelle réflexion politique, sociale et économique pour leur développement. « Les indigènes » (terme employé sans aucune co-notation péjorative) n’y ont pas toujours la vie belle. Les citoyens de ces îles sont des citoyens français à part entière et, à ce titre, ils ont droit à la même attention de la part des pouvoirs publics, sur leurs conditions de vie.
Et pourtant, le gouvernement a volontairement laissé s’aggraver une situation en restant coi.
Un mois après seulement, le Président s’exprime enfin.
Je reste persuadée, pour l’avoir déjà vu, que le Président serait intervenu bien plus tôt s’il s’était agit d’agriculteurs ou autres corps de métiers situés en métropole. Cela veut simplement dire : « Loin des yeux, loin du cœur ».
Il ne s’agit bien sûr pas de racisme ou d’une simple méprise, loin de moi cette pensée : « Ce genre de discours n’a jamais existé chez le Président » ; nous ne devons plus être dans ce type de pensée car nous avons évolué et laissons ces ignominies à ceux qui se revendiquent pour une race pure. Si pour certains, l’Homme possède une race, alors toutes ces réflexions menées et abouties pendant la période des lumières n’auront pas dépassées certaines frontières intellectuelles.
Mais pourquoi faudrait-il traiter ces problèmes sociaux et économiques soulevés par les autochtones différemment de ceux vécus dans l’hexagone ? Une partie des bénéfices des grandes entreprises ou multinationales pourraient être redistribués vers les salariés ! Ou encore ces firmes de distribution pourraient se sentir concernées par les problèmes des pouvoirs d’achat, puisqu’elles sont forcément touchées à un moment ou à un autre par les problématiques de pauvreté.
Pourquoi ne serait-il pas envisageable, à titre d’exemple, de produire pour le marché local plutôt que d’importer tout ce dont les habitants ont besoin ? Et si l’on supprimait simplement les subventions fournies pour les bananes, ananas, et autres produits ? Peut-être bien que cette mesure inciterait les propriétaires agricoles à investir dans une production plus ciblée pour rendre l’économie départementale plus florissante. Et les élus, sont ils entendus ? ou ne sont-ils considérés que comme des pantins exotiques par nos différents gouvernements ?
Pour autant, « un cadeau » est réservé aux Antillais, mais à condition qu’ils restent sages. En avril, ils auront la visite de leur Président. Que demande le peuple !
Le Président, dans son allocution du 19 février, pense qu’il ne devrait pas avoir de différences entre les prix pratiqués en métropole et ceux pratiqués dans les îles. En fait, les grévistes ont raison ! (dit-il entre les lignes). Etait-il seulement au courant ? Si oui, alors pourquoi ne pas avoir agit concrètement plus tôt ?
Nous avons entendu ces propos en rediffusion, comptons que ce ne soient pas seulement des effets d’annonces.
Il existe pourtant une réflexion sur la Départementalisation depuis 1946 qui, si elle était bien menée donnerait une réelle autonomie financière et économique à ce Département. Elle lui permettrait d’évoluer comme tous les autres Départements métropolitains.
Tendez l’oreille, Monsieur le Président, entendez-vous la peine du peuple, même quand il n’y a pas de cris.
Victoire. P
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