Cher Georges,
L’élection de Barack Hussein OBAMA à la tête des USA ne doit pas seulement susciter l’espoir chez les minorités; elle doit être une source de réflexion et servir de leçon à ceux nombreux qui pensent encore qu’il suffit d’être majoritaire pour gagner une élection. Elle doit être une source de réflexion pour ceux qui à Saint-Denis se replient de plus en plus vers une sollicitation nationaliste ou communautariste de leur mode de fonctionnement politique.
Tu me diras : Pourquoi continuer à parler de l’élection d’OBAMA encore aujourd’hui ? Tout simplement parce que cette élection apporte de façon particulière au monde politique et à la société civile de notre ville la preuve que les changements les plus marquants peuvent aussi se faire à partir d’une vision politique d’anticipation ouverte à l’ensemble des couches sociales. Un discours politique modéré qui d’une part, pousse à sublimer nos réflexes et replis identitaires, et de l’autre, à rassembler autour des questions existentielles et préoccupantes pour les uns et les autres. Il s’agit par exemple de travailler à maintenir la ville de Saint-Denis dans l’idée selon laquelle : Avoir des origines ethniques différentes et/ou pratiquer une culture autre que celle du pays d’accueil n’est pas en soi un programme politique.
En outre, tu es comme moi au parti socialiste. A Saint-Denis, un certain nombre de citoyens s’identifient à ton action politique. Comme tu l’as constaté, nous sommes nombreux à ne pas nous préoccuper des origines des uns et des autres. Nous prêtons attention aux qualités et défauts de chacun, comme des êtres humains que nous sommes uniquement. C’est la tolérance que nous y accordons qui permet de vivre ensemble.
Par ailleurs, je pense que ton action politique servira au mieux les populations de notre commune si tu arrives un seul instant à mettre en adéquation la personnalité que tu représentes avec le discours politique à tenir vis-à-vis des autres. C’est une des contraintes de ton engagement citoyen qu’il faudra vivre sans complexe. C’est une question d’éthique. Ce sont tes qualités intellectuelles qui ont fait de toi celui que tu es en politique et utilises les comme un contre-pouvoir efficace en faveur du parti que nous représentons.
Aussi, pour les années à venir avant les prochaines élections municipales, la seconde contrainte sera de travailler à élaborer avec d’autres forces associatives de gauche et ce en dehors de toute précipitation comme cela l’a été en 2008. Réfléchir à un programme d’action communale portant une marque politique commune avec à la clé, sans démagogie aucune, une communication des données et un débat participatif sur la problématique des impôts locaux. Il s’agit de ne plus agir par rapport au Parti Communiste, mais de faire appel et entendre d’autres points de vue que le tien, que le mien, que le notre. Il s’agit de faire appel à la créativité des plus modestes d’entre les dionysiens. Il s’agit également de prendre le temps de chiffrer nos propositions.
Le PS à Saint-Denis doit désormais aborder son mouvement en allant vers l’avant et se doter de leviers politiques et logistiques pour une victoire aux prochaines élections municipales.
C’est maintenant qu’il faut s’y mettre afin d’acquérir dans le temps la méthode et la pédagogie qui rassurent. La critique caricaturale actuelle contre le Parti Communiste ne suffira pas à l’éloigner de la gestion municipale. Nous devons nous comporter en adultes en adoptant de nouvelles attitudes dans notre manière d’aborder la question de l’alternance municipale.
La troisième contrainte sera de constituer une équipe électorale ouverte et sans aucun clientélisme afin de ne plus anéantir les heures de militantisme de toute une section par l’intrigue et le mensonge.
La quatrième contrainte est aussi éthique qu’organisationnelle. Elle comblerait notre déficit démocratique. Il s’agit d’accepter l’organisation d’un débat contradictoire au sein même de notre section, une vraie primaire socialiste afin de donner à ses membres l’occasion de choisir par eux-mêmes et en toute conscience celle ou celui d’entre nous qui sera à même de les conduire avec dignité. Cela suppose aussi l’acceptation d’un préalable ; celui de faire valider la liste des votants par une commission électorale interne 30 jours avant le vote des militants. Car cher camarade, pour être respecté en politique, il faut être respectable démocratiquement.
Barack Hussein OBAMA avait bien compris que, malgré l’expérience sociale accumulée sur le terrain et malgré un réseau puissamment actif, seule l’action collective au sein d’un Parti uni, pouvait lui permettre de vendre sa théorie du changement. Le parti démocrate l’a suivi. Ses compatriotes l’ont cru et ont été heureux de célébrer son investiture, comme 44ème président des USA. Ce fut un moment historique et poétique comme on en vit rarement dans une existence.
Puissions-nous nous inspirer de cette expérience, même lointaine, pour relever les défis qui nous attendent pour la ville de Saint-Denis.
Frédéric KOULOUFOUA.
Membre de la Section PS de Saint-Denis.
Porte parole de l’association futur Saint-Denis.
jeudi 19 mars 2009
jeudi 26 février 2009
HOMMAGE A Michel ROGOWSKI
L’association « Futur Saint Denis » rend hommage à Michel ROGOWSKI, ami politique, ami dans la vie, prescripteur aimable et ouvert au dialogue.
Une profonde douleur nous a traversée à l’annonce de son décès. Nos têtes s’inclinent face à cette tragédie en sachant très clairement que notre amitié et notre douleur nous lieront désormais à sa compagne et à leur enfant pour longtemps encore.
Michel est mort ! Que dire de plus …(?).
Frédéric KOULOUFOUA
Porte parole
Une profonde douleur nous a traversée à l’annonce de son décès. Nos têtes s’inclinent face à cette tragédie en sachant très clairement que notre amitié et notre douleur nous lieront désormais à sa compagne et à leur enfant pour longtemps encore.
Michel est mort ! Que dire de plus …(?).
Frédéric KOULOUFOUA
Porte parole
dimanche 22 février 2009
REGARD SUR LA SITUATION SOCIALE ET ECONOMIQUE « ANTILLAISE »…
Les luttes des « Domiens » et « Tomiens », sont devenues subitement les causes de tous, alors que ces départements et territoires français, ou mieux collectivités françaises, le sont depuis plus de 60 ans. Dans ce contexte, ils auraient fallu qu’ils fassent partie d’’une réelle réflexion politique, sociale et économique pour leur développement. « Les indigènes » (terme employé sans aucune co-notation péjorative) n’y ont pas toujours la vie belle. Les citoyens de ces îles sont des citoyens français à part entière et, à ce titre, ils ont droit à la même attention de la part des pouvoirs publics, sur leurs conditions de vie.
Et pourtant, le gouvernement a volontairement laissé s’aggraver une situation en restant coi.
Un mois après seulement, le Président s’exprime enfin.
Je reste persuadée, pour l’avoir déjà vu, que le Président serait intervenu bien plus tôt s’il s’était agit d’agriculteurs ou autres corps de métiers situés en métropole. Cela veut simplement dire : « Loin des yeux, loin du cœur ».
Il ne s’agit bien sûr pas de racisme ou d’une simple méprise, loin de moi cette pensée : « Ce genre de discours n’a jamais existé chez le Président » ; nous ne devons plus être dans ce type de pensée car nous avons évolué et laissons ces ignominies à ceux qui se revendiquent pour une race pure. Si pour certains, l’Homme possède une race, alors toutes ces réflexions menées et abouties pendant la période des lumières n’auront pas dépassées certaines frontières intellectuelles.
Mais pourquoi faudrait-il traiter ces problèmes sociaux et économiques soulevés par les autochtones différemment de ceux vécus dans l’hexagone ? Une partie des bénéfices des grandes entreprises ou multinationales pourraient être redistribués vers les salariés ! Ou encore ces firmes de distribution pourraient se sentir concernées par les problèmes des pouvoirs d’achat, puisqu’elles sont forcément touchées à un moment ou à un autre par les problématiques de pauvreté.
Pourquoi ne serait-il pas envisageable, à titre d’exemple, de produire pour le marché local plutôt que d’importer tout ce dont les habitants ont besoin ? Et si l’on supprimait simplement les subventions fournies pour les bananes, ananas, et autres produits ? Peut-être bien que cette mesure inciterait les propriétaires agricoles à investir dans une production plus ciblée pour rendre l’économie départementale plus florissante. Et les élus, sont ils entendus ? ou ne sont-ils considérés que comme des pantins exotiques par nos différents gouvernements ?
Pour autant, « un cadeau » est réservé aux Antillais, mais à condition qu’ils restent sages. En avril, ils auront la visite de leur Président. Que demande le peuple !
Le Président, dans son allocution du 19 février, pense qu’il ne devrait pas avoir de différences entre les prix pratiqués en métropole et ceux pratiqués dans les îles. En fait, les grévistes ont raison ! (dit-il entre les lignes). Etait-il seulement au courant ? Si oui, alors pourquoi ne pas avoir agit concrètement plus tôt ?
Nous avons entendu ces propos en rediffusion, comptons que ce ne soient pas seulement des effets d’annonces.
Il existe pourtant une réflexion sur la Départementalisation depuis 1946 qui, si elle était bien menée donnerait une réelle autonomie financière et économique à ce Département. Elle lui permettrait d’évoluer comme tous les autres Départements métropolitains.
Tendez l’oreille, Monsieur le Président, entendez-vous la peine du peuple, même quand il n’y a pas de cris.
Victoire. P
Et pourtant, le gouvernement a volontairement laissé s’aggraver une situation en restant coi.
Un mois après seulement, le Président s’exprime enfin.
Je reste persuadée, pour l’avoir déjà vu, que le Président serait intervenu bien plus tôt s’il s’était agit d’agriculteurs ou autres corps de métiers situés en métropole. Cela veut simplement dire : « Loin des yeux, loin du cœur ».
Il ne s’agit bien sûr pas de racisme ou d’une simple méprise, loin de moi cette pensée : « Ce genre de discours n’a jamais existé chez le Président » ; nous ne devons plus être dans ce type de pensée car nous avons évolué et laissons ces ignominies à ceux qui se revendiquent pour une race pure. Si pour certains, l’Homme possède une race, alors toutes ces réflexions menées et abouties pendant la période des lumières n’auront pas dépassées certaines frontières intellectuelles.
Mais pourquoi faudrait-il traiter ces problèmes sociaux et économiques soulevés par les autochtones différemment de ceux vécus dans l’hexagone ? Une partie des bénéfices des grandes entreprises ou multinationales pourraient être redistribués vers les salariés ! Ou encore ces firmes de distribution pourraient se sentir concernées par les problèmes des pouvoirs d’achat, puisqu’elles sont forcément touchées à un moment ou à un autre par les problématiques de pauvreté.
Pourquoi ne serait-il pas envisageable, à titre d’exemple, de produire pour le marché local plutôt que d’importer tout ce dont les habitants ont besoin ? Et si l’on supprimait simplement les subventions fournies pour les bananes, ananas, et autres produits ? Peut-être bien que cette mesure inciterait les propriétaires agricoles à investir dans une production plus ciblée pour rendre l’économie départementale plus florissante. Et les élus, sont ils entendus ? ou ne sont-ils considérés que comme des pantins exotiques par nos différents gouvernements ?
Pour autant, « un cadeau » est réservé aux Antillais, mais à condition qu’ils restent sages. En avril, ils auront la visite de leur Président. Que demande le peuple !
Le Président, dans son allocution du 19 février, pense qu’il ne devrait pas avoir de différences entre les prix pratiqués en métropole et ceux pratiqués dans les îles. En fait, les grévistes ont raison ! (dit-il entre les lignes). Etait-il seulement au courant ? Si oui, alors pourquoi ne pas avoir agit concrètement plus tôt ?
Nous avons entendu ces propos en rediffusion, comptons que ce ne soient pas seulement des effets d’annonces.
Il existe pourtant une réflexion sur la Départementalisation depuis 1946 qui, si elle était bien menée donnerait une réelle autonomie financière et économique à ce Département. Elle lui permettrait d’évoluer comme tous les autres Départements métropolitains.
Tendez l’oreille, Monsieur le Président, entendez-vous la peine du peuple, même quand il n’y a pas de cris.
Victoire. P
Parlons-en !
COMMUNIQUE DE PRESSE
Depuis les élections municipales de 2008, les élus socialiste de Saint-Denis s’opposent à la majorité municipale actuelle et défendent des propositions telles que :
• Engager de grandes politiques locales solidaires au service de la réussite scolaire, l’accès à l’emploi l’accès à la santé et au logement • Créer des éco-quartiers pour améliorer le cadre de vie avec développement des services de proximité dans tous les quartiers ; avoir une politique de développement durable • Moderniser le service public local et supprimer l’emploi municipal précaire • Favoriser les transports en commun, les vélos en libre service, les navettes inter quartiers • Ouvrir un débat démocratique sur les politiques municipales tout au long du mandat • Travailler au retour à la sécurité pour tous en lien avec tous les partenaires concernés.
En cette période de crise mondiale qui de plus en plus inquiète les habitants de la commune de Saint-Denis et face au désengagement croissant et brutal de l’Etat envers la commune, l’association « Futur Saint-Denis » invite les élus socialistes à travailler pour construire une union communale de gauche ; responsable et apaisée. Car la crise à Saint-Denis dépasse désormais le cadre de l’économie. Elle est politique. Elle pose de plus en plus, au sein du corps électoral, la question de la crédibilité socialiste de l’opposition à l’intérieur du conseil municipal.
L’association « Futur Saint-Denis » dénonce par ce communiqué la sclérose systématique pratiquée par nos élus socialistes. Elle dénonce une politique de courte vue et des méthodes de communications frivoles.
La preuve, nous a une fois de plus été donnée ce jeudi 12 février à l’occasion du vote du budget 2009.
En effet, nous regrettons que les élus socialistes n’aient pu ajoutés plus de crédibilité à leur rôle d’opposant en faisant de ce premier vote l’occasion de propositions significatives dans une attitude constructive susceptible d’ajouter au débat ce qui aurait permis de protéger un peu plus les intérêts de la population Dionysienne.
De notre point de vue il y a dans ce budget 2009 des points forts critiquables, mais aussi des éléments de progrès importants qui en ses temps de crise financière exigent de la part des élus socialistes un positionnement politique différent de celui de la droite UMP et du centre Modem.
Il aurait été de bonne guerre de sublimer les aigreurs et les ressentiments du passé en votant pour ce budget à défaut de s’abstenir.
Saint-Denis, le 13 février 2009.
Frédéric KOULOUFOUA, Porte parole de l’Association.
Membre de la section PS Saint-Denis
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